Dans le département de Rufisque le paludisme a connu un recul grâce une stratégie alliant action médicale et sensibilisation. Ainsi, le chef du district a rencontré les élèves de la commune pour une campagne de sensibilisation. L’objectif de cette rencontre était de favoriser une démultiplication des informations relatives au paludisme au niveau des quartiers afin de permettre une prise en charge précoce.

Au niveau du district sanitaire de Rufisque, qui polarise les postes de santé dans la commune et ceux de la zone rurale jusqu’à Gorom, les autorités médicales affichent le sourire. Pour cause le paludisme est en net régression», selon Mme Ndiaye. Avec des chiffres à l’appui, la superviseure des soins de santé primaire du district, nous explique que le « palu a considérablement chuté dans le district par rapport aux années passées. Cela grâce à l’appui du PNLP et d’INTRAHEALTH ».

A en croire la responsable, au premier trimestre de l’année 2014, seuls 170 cas ont été enregistrés, ce qui constitue une bonne performance, comparée à 2013 où, un chiffre de 1502 cas a été enregistré. Toutefois, il y a un bémol ces chiffres ne concernent que les structures de santé publique et un peu plus d’une dizaine de structures privées sur les trente qu’on a enregistrées dans le district. Ces données ont été collectées après la levée du mot d’ordre de rétention des informations sanitaires qui avait été lancé par les syndicats du secteur.

Ces résultats, selon la superviseure, sont le fruit d’un plan mis en place grâce à l’appui du programme national de lutte contre le paludisme et intrahealth. Ce plan inclut l’organisation de couverture universelle pour la distribution de moustiquaires imprégnées. Avec ce plan, les femmes enceintes sont gratuitement dotées en MILDA tandis que les patients qui viennent en consultation au niveau des différents postes de santé du district l’obtiennent à un prix de 500 frs Cfa. A cela, s’ajoute le SP ou traitement préventif intermittent gratuit pour les femmes enceintes, avec une dotation au niveau des différents postes.

A côté de la stratégie médicale, le district met l’accent sur la sensibilisation qui mise sur la collaboration des organisations communautaires de base OCB. Ainsi 10 OCB de la commune sont mobilisés à travers un contrat avec le PNLP, en zone rurale, 10 autres sont appuyées par Intrahealth, en plus des 13 autres OCB qui sont financées par Enda ecopole (10) et Hunger project (3).

Pour l’édition de cette année, en conformité avec l’objectif national du taux zéro paludisme, le district s’est appesanti sur la sensibilisation comme l’explique son Chef, le Dr Mbaye Thiam, qui animait une conférence au cercle Maurice de Rufisque, devant des élèves venus des écoles primaires et des collèges. « Nous essayons par rapport à cet objectif de mettre l’accent sur la sensibilisation auprès des élèves, parce que la sensibilisation est très difficile avec les adultes, c’est la raison pour laquelle, nous avons fait le choix de le faire avec les enfants. Nous considérons qu’à partir des enfants, ils seront en mesure de démultiplier et servir de relais auprès de leurs parents et des habitants de leurs quartiers. Nous pensons que c’est une stratégie qui nous permettra d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés d’arriver à zéro cas de paludisme » a expliqué le chef du district.

L’objectif primordial de cette stratégie et la prise en charge précoce des cas qui peuvent survenir et éviter par là même la propagation de la maladie, « si les populations sont informées, ils pourront se soigner très tôt. Et s’ils soignent très tôt, il n’y a aura de propagation de la maladie. Cette stratégie nous permettra aussi de mieux sensibiliser les populations sur l’importance de la moustiquaire dont l’usage par les familles permet de réduire de façon considérable l’incidence du paludisme » a-t-il conclut.