
Dégénérescences maculaires liées à l’âge, glaucomes et rétinopathies diabétiques sont les 3 premières causes de cécité, un handicap qui peut être évité ou retardé avec le dépistage précoce. Mais la révolution vient des nouveaux traitements. Proposés aujourd’hui à quelques patients atteints de maladies rares, ils pourraient bénéficier demain à une large population.
Si les déficiences visuelles sont fréquentes à toutes les périodes de la vie, elles augmentent avec l’âge. Touchant 25 % de la population entre 70 et 80 ans et 50 % au delà, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) concerne 2 millions de personnes en France. Le glaucome, qui survient surtout après 40 ans, atteint quant à lui plus d’un million de personnes, et les rétinopathies diabétiques affectent 35 % des diabétiques.
La prévention dans ces pathologies n’est pourtant pas un vain mot. Diagnostiqués à temps, le glaucome et les rétinopathies diabétiques peuvent dans la plupart des cas être contrôlés. Avec la prise d’anti oxydants, le risque de développer une DMLA peut être réduit de 20 % chez les personnes présentant des signes précurseurs de la maladie.
Le diagnostic et le suivi de la DMLA bénéficient des nouvelles techniques d’imagerie. Ainsi la tomographie en cohérence optique permet de visualiser la rétine "en profondeur". L’optique adaptative, technique dérivée de celles utilisées en astronomie, donne une image très précise des cellules rétiniennes.
L’identification des gènes en cause dans certaines pathologies de la vision est indispensable pour identifier les mécanismes impliqués et proposer des traitements spécifiques.
La thérapie génique est en plein essor. Des essais cliniques sont en cours pour traiter des maladies génétiques telles que l’amaurose congénitale de Leber. La thérapie génique pourrait aussi être utilisée pour délivrer des médicaments, afin de remplacer les injections récurrentes dans l’œil.
4 500 Français reçoivent chaque année une greffe de cornée. Le développement de ces greffes se heurte au manque de donneurs et au risque de rejet. Les recherches s’orientent donc sur la greffe de cellules souches, qui pourraient permettre de reconstituer la cornée à partir des cellules propres du patient.
Les premiers succès de la rétine artificielle ont fait naître d’immenses espoirs chez les patients atteints de rétinite pigmentaire. Le principe est de remplacer les cellules rétiniennes par des micro-électrodes activées par les signaux lumineux. Ces « prototypes » ont permis une vision limitée des formes et des couleurs. Des études sont en cours a