L̉aspirine : une arme miracle face au cancer du sein

12 septembre 201210min720

Médicament miracle, l’aspirine pourrait se voir attribuer une nouvelle vertu ! Sa consommation régulière réduirait le risque de cancer du sein. Mais de plus amples recherches seront nécessaires avant que les médecins ne recommandent sa prise quotidienne pour éviter ce fléau féminin.

Bloquer ou limiter le processus cancéreux avant qu’il ne soit visible, tel est le principe de la chimioprévention. Face au cancer du sein, l’aspirine pourrait se révéler une arme originale !

La chimioprévention a le vent en poupe !

Dans le cadre de la chimioprévention, l’utilisation d’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) avaient déjà été reliée à la diminution du risque de différents cancers : celui du pancréas1, des ovaires2, de l’oesophage3, du côlon4,5, de la maladie de Hodgkin6 et celui du sein7. Une propriété préventive confirmée par une étude publiée le 26 mai dans le journal de l’association médicale américaine (JAMA)8.

Les tumeurs du sein possédant des récepteurs hormonaux sont les plus fréquentes chez les femmes post-ménopausées. Elles représentent environ 70 % des nouveaux cas de cancers aux Etats-Unis. Pour ce type de tumeurs, les hormones (principalement oestrogènes et progestérone) contribuent à la prolifération cancéreuse.

Le postulat avancé par les auteurs et développé dans un éditorial9 est que l’aspirine interfère dans la production d’oestrogènes de l’organisme. L’aspirine inhibe la synthèse de prostaglandines, elles-mêmes initiatrices indirectes de la synthèse d’oestrogènes. Cette diminution aurait ainsi un effet protecteur. Une hypothèse à confirmer…

Utile face aux cancers hormonaux

L’équipe de Mary Beth Terry a voulu déterminer les liens entre la fréquence, la durée d’utilisation d’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les risques de cancer du sein. De même, les chercheurs ont voulu vérifier si l’effet de ces médicaments est plus prononcé chez les femmes atteintes d’une tumeur avec des récepteurs hormonaux.

En 1996 et 1997, 1 442 femmes atteintes d’un cancer du sein et 1 420 femmes en bonne santé ont été suivies.

Un cinquième des femmes atteintes de cancer et un quart des autres femmes utilisaient de l’aspirine régulièrement (au moins une fois par semaine depuis 6 mois ou plus). En comparaison des femmes n’y ayant jamais recours, le risque de cancer du sein était inférieur de 20 %. L’utilisation plus importante (plus de 7 cachets par semaine) est corrélée à une baisse de 28 % du risque. C’est bien la régularité et non la durée d’utilisation qui semble avoir un rôle préventif.

En affinant leurs résultats, les scientifiques ont découvert que seules les femmes ayant des récepteurs aux oestrogènes ou à la progestérone (26 %) ont bénéficié de l’effet préventif de l’aspirine. Une observation qui confirme leur hypothèse de départ.

Par ailleurs, l’effet de l’ibuprofène semble nettement moins évident et limité aux seules utilisatrices de moins de trois cachets par semaine. Le paracétamol, qui n’agit pas sur l’inhibition de la synthèse de prostaglandines, ne présente aucun effet protecteur.

Une thérapeutique d’avenir ?

La chimioprévention du cancer du sein par l’aspirine chez les femmes post-ménopausées apparaît assez séduisante, du fait de sa facilité d’action et de ses multiples atouts, en particulier vis-à-vis des maladies cardiovasculaires. D’un point de vue méthodologique, cette étude s’est surtout basée sur les souvenirs des participantes quant à la fréquence de leur prise d’aspirine.

Médicament miracle, l’aspirine pourrait se voir attribuer une nouvelle vertu ! Sa consommation régulière réduirait le risque de cancer du sein. Mais de plus amples recherches seront nécessaires avant que les médecins ne recommandent sa prise quotidienne pour éviter ce fléau féminin.

Bloquer ou limiter le processus cancéreux avant qu’il ne soit visible, tel est le principe de la chimioprévention. Face au cancer du sein, l’aspirine pourrait se révéler une arme originale !

La chimioprévention a le vent en poupe !

Dans le cadre de la chimioprévention, l’utilisation d’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) avaient déjà été reliée à la diminution du risque de différents cancers : celui du pancréas1, des ovaires2, de l’oesophage3, du côlon4,5, de la maladie de Hodgkin6 et celui du sein7. Une propriété préventive confirmée par une étude publiée le 26 mai dans le journal de l’association médicale américaine (JAMA)8.

Les tumeurs du sein possédant des récepteurs hormonaux sont les plus fréquentes chez les femmes post-ménopausées. Elles représentent environ 70 % des nouveaux cas de cancers aux Etats-Unis. Pour ce type de tumeurs, les hormones (principalement oestrogènes et progestérone) contribuent à la prolifération cancéreuse.

Le postulat avancé par les auteurs et développé dans un éditorial9 est que l’aspirine interfère dans la production d’oestrogènes de l’organisme. L’aspirine inhibe la synthèse de prostaglandines, elles-mêmes initiatrices indirectes de la synthèse d’oestrogènes. Cette diminution aurait ainsi un effet protecteur. Une hypothèse à confirmer…

Utile face aux cancers hormonaux

L’équipe de Mary Beth Terry a voulu déterminer les liens entre la fréquence, la durée d’utilisation d’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les risques de cancer du sein. De même, les chercheurs ont voulu vérifier si l’effet de ces médicaments est plus prononcé chez les femmes atteintes d’une tumeur avec des récepteurs hormonaux.

En 1996 et 1997, 1 442 femmes atteintes d’un cancer du sein et 1 420 femmes en bonne santé ont été suivies.

Un cinquième des femmes atteintes de cancer et un quart des autres femmes utilisaient de l’aspirine régulièrement (au moins une fois par semaine depuis 6 mois ou plus). En comparaison des femmes n’y ayant jamais recours, le risque de cancer du sein était inférieur de 20 %. L’utilisation plus importante (plus de 7 cachets par semaine) est corrélée à une baisse de 28 % du risque. C’est bien la régularité et non la durée d’utilisation qui semble avoir un rôle préventif.

En affinant leurs résultats, les scientifiques ont découvert que seules les femmes ayant des récepteurs aux oestrogènes ou à la progestérone (26 %) ont bénéficié de l’effet préventif de l’aspirine. Une observation qui confirme leur hypothèse de départ.

Par ailleurs, l’effet de l’ibuprofène semble nettement moins évident et limité aux seules utilisatrices de moins de trois cachets par semaine. Le paracétamol, qui n’agit pas sur l’inhibition de la synthèse de prostaglandines, ne présente aucun effet protecteur.

Une thérapeutique d’avenir ?

La chimioprévention du cancer du sein par l’aspirine chez les femmes post-ménopausées apparaît assez séduisante, du fait de sa facilité d’action et de ses multiples atouts, en particulier vis-à-vis des maladies cardiovasculaires. D’un point de vue méthodologique, cette étude s’est surtout basée sur les souvenirs des participantes quant à la fréquence de leur prise d’aspirine.

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