Les populations de plus en plus exposées à la fièvre typhoïde, aux vers intestinaux, etc…

Depuis une semaine, Christine Nyalo, âgée de deux ans, fait la fièvre. « Tout a commencé par un mal de ventre. C’est à l’hôpital que le médecin, après examen a découvert qu’il s’agit de fièvre typhoïde. Nous avons dépensé environ 40 000 F pour son traitement. Il a été recommandé de ne lui donner que de l’eau minérale », relate Narcisse Jousseu, son père. C’est que cette famille, comme toutes les autres résidant au quartier Nsimeyong à Yaoundé est exposée aux difficultés de rationnement de l’eau. « Dans ce quartier, les coupures d’eau sont intenses et durent deux à trois jours.

Depuis dimanche, nous attendons impatiemment. Nous sommes obligés de puiser l’eau de source pour la lessive et le ménage », explique notre interlocuteur. Et Jeanne Pim d’ajouter : « Pour étancher notre soif, on se débrouille comme on peut, avec des livreurs d’eau fournie dans de grands fûts avec 20 litres vendus à 100 F. Seulement, on ne peut pas faire confiance à ces récipients puisque ceux qui consomment de cette eau ont constamment des maux de ventre », ajoute Flavie Nkoudou, vendeuse d’aliments. Dans ce quartier, les populations transportent l’eau dans de gros bidons et des seaux posés sur la tête comme au village.