Le Conseil national de sécurité alimentaire (CNSA) a organisé, le vendredi 16 octobre 2015 à Ouagadougou, un atelier d’échanges sur les farines infantiles produites localement. Il s’est agi d’échanger avec les promoteurs sur l’importance de ce produit dans l’alimentation des jeunes enfants.

Le Conseil national de sécurité alimentaire (CNSA) veut promouvoir l’utilisation des farines infantiles fortifiées produites localement dans les programmes d’aide alimentaire.

Ainsi, il a organisé en collaboration avec l’ONG Gret, un atelier en vue d’échanger avec les participants sur le rôle et l’importance des farines infantiles dans la prévention de la malnutrition chez les plus jeunes.

Il s’est agi également de les sensibiliser aux différentes farines produites localement conformément à la législation en vigueur, de partager avec les partenaires, des expériences réussies de distribution de farines locales par des ONG dans le cadre des programmes d’assistance alimentaire.

Selon l’ONG Gret, 8,2% des enfants de moins de cinq ans sont touchés par la malnutrition aiguë dont la principale cause est l’utilisation de bouillies non adaptées à leurs besoins nutritionnels.

C’est pourquoi, a indiqué la représentante du Gret au Burkina Faso, Claire Kaboré, son ONG appuie des entreprises et des groupements produisant des aliments fortifiés à base de matières premières locales.

Cet appui s’est matérialisé, selon elle, par l’amélioration nutritionnelle des produits et par la promotion de ces produits afin de mettre à la disposition de groupes vulnérables des aliments de bonne qualité et à des prix peu élevés.

Pour le représentant du secrétaire général du ministère en charge de la sécurité alimentaire, Simon Sankara, même si la situation nutritionnelle chez les enfants montre des tendances à l’amélioration ces dernières années, néanmoins, elle demeure préoccupante au regard de l’inadéquation entre les pratiques de l’alimentation et les besoins spécifiques du jeune enfant.

«Les premiers éléments en complément du lait maternel sont des bouillies de farines généralement de qualité nutritionnelle médiocre. Une des solutions serait de promouvoir l’utilisation des farines infantiles à moindre coût et de bonne qualité», a-t-il souligné.

C’est pourquoi, il pense qu’il est nécessaire de diffuser la production et la commercialisation de ces produits en particulier en milieu rural afin de permettre leur accès aux ménages vulnérables.

Car a-t-il déploré, la grande majorité de l’aide alimentaire sous forme de farine est encore importée alors qu’il existe une production locale qui ne demande qu’à se développer.