Amnesty International a
condamné mercredi 08 février dans un communiqué le projet de loi contre
l’homosexualité en Ouganda.

Dans le communiqué,
Michelle Kagari, directrice adjointe du Programme Afrique à Amnesty
International a souligné: ‘Il est alarmant et décevant que le Parlement
ougandais examine encore une fois ce projet de loi’.

 Pour l’Organisation,  la réintroduction du projet de loi contre
l’homosexualité devant le Parlement ougandais de ‘violation grave des droits de
l’homme’ qui doit être rejetée.


‘Son adoption représentera une violation grave des
droits de tous les Ougandais, quelle que soit leur orientation sexuelle’,
a-t-elle ajouté.

Dans le cadre de ce projet de loi, les homosexuels
en Ouganda sont passibles de la peine de mort pour ‘homosexualité notoire’, une
définition qui implique le consentement des deux partenaires sexuels.

Ce projet de loi prévoit des dispositions
draconiennes en plus de l’interdiction qui frappe déjà les relations sexuelles
consenties entre personnes de même sexe, qui viole déjà les lois
internationales.

Il a également pour objectif de pénaliser la
‘promotion’ de l’homosexualité. Il prescrit également un dépistage du VIH/SIDA
obligatoire dans certaines circonstances et prévoit des peines d’emprisonnement
à vie pour les personnes du même sexe qui se marient.

La non-dénonciation des homosexuels constitue
également un délit aux yeux de ce projet de loi.

Amnesty International estime que ce projet de loi
va considérablement compliquer le travail des défenseurs des droits humains et
de ceux qui vont se trouver en conflit avec la loi en menant simplement des
activités légitimes.

‘Les effets de l’adoption de ce projet de loi
dépasseront largement le seul cercle des gays et des lesbiennes en Ouganda, en
s’opposant au travail légitime de la société civile, des personnels de santé et
des responsables communautaires’, a estimé Michelle Kagari.

Lors de sa réintroduction devant le Parlement, le
président de l’institution a informé les députés qu’il ne serait pas nécessaire
que le projet de loi soit à nouveau examiné par la Commission des affaires
juridiques et législatives, ce qui fait craindre aux ONG que son adoption
puisse être imminente.

Ce projet de loi avait été introduit pour la
première fois en 2009 par le député David Bahari, qui a déclaré que
l’homosexualité représente une menace sérieuse pour les valeurs familiales.